Dans les années 90, une quinzaine de communes avaient
créé une association pour l’insertion sociale, professionnelle,
culturelle et de loisirs. Basée à Avesnes les Aubert, elle animait et
finançait les P.A.I.O (permanence d’accueil, d’informations et d’orientation)
d’Avesnes les Aubert Marcoing ainsi qu’un centre de formation et une
structure d’animation.
L’objectif de cette association était de favoriser l’expression
citoyenne des jeunes, lutter contre toutes les formes d’exclusion,
mettre en oeuvre, socialement et culturellement, tout moyen pour favoriser
l’insertion des jeunes. L’activité de cette association qui comporte
près d’une quinzaine de salariés était très importante. Ainsi en
1995 on notait plus de 2680 jeunes accueillis dans l’année, 400
permanences décentralisées et un réseau de travail de plus de 151
structures sociales, éducatives, institutionnelles et associatives.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Depuis avril l’association
ne compte plus de directeur permanent (poste tenu depuis le début par M.
Laby). Actuellement c’est le président de l’association qui assure le
fonctionnement. La création récente de la Mission Locale basée à
Cambrai remet en cause l’existence de cette association.
En effet, de nombreuses communes adhérentes ne font
plus appel aux services d’Action. La mission locale (dépendante du
conseil général) assure désormais les permanences d’accueil auprès
des jeunes. Les formations sont de plus en plus orientées vers l’association
ACORS. Actuellement, l’Association Action a pour activité le centre de
formation et l’accompagnement de personnes adultes en difficulté. Le
personnel de l’association s’inquiète de son avenir et certains
pensent même qu’il y aurait une volonté délibérée de fermeture
définitive. Depuis quelques mois les moyens de travailler dans de bonnes
conditions se dégradent de façon dramatique : impossibilité pour
certains permanents de travailler faute d’informatique, de possibilité
de déplacement, d’assurer les permanences... Certains ont également
constaté que des pressions énormes ont été menées depuis quelques
mois afin de décourager les salariés et de les pousser à la démission.
En effet, si fermeture s’annonçait, des problèmes de reclassement se
poseraient à l’association.
La crainte de voir cette association disparaître
semble réelle. Il est évident que les communes qui finançaient celle-ci
devront participer au financement de la mission locale. Il faut rappeler
également qu’à l’époque de la création de cette association, la
majorité des communes adhérentes était dirigée par des élus de gauche
en particulier du parti communiste.
À suivre...