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Centre
d’Information sur l’Habitat
La
construction
d’une
maison :
épisode
2
Le
contrat de construction de maison individuelle
Le
contrat de construction de maison individuelle (CCMI) s’inscrit dans une
logique de protection du consommateur.
Il
est de ce fait strictement réglementé, par les dispositions de la loi du
19.12.1990, d’ordre public. Dès que les critères d’application de ce
contrat sont réunis le constructeur doit respecter toutes les conditions
légales sans pouvoir y apporter de dérogations contractuelles.
Le
CCMI peut prendre deux formes, selon que le constructeur fournit ou non le
plan de la construction. A partir du moment où le constructeur propose le
plan et se charge de la construction (ne serait-ce qu’une partie même
minime des travaux), il doit faire signer au maître de l’ouvrage (le
client) un contrat de construction de maison individuelle avec fourniture
de plan. C’est cette variante du CCMI, puisqu’elle est la plus
courante et la plus protectrice, qu’il convient d’analyser dans ses
dispositions principales. Voici ce qu’il faut assimiler.
1
- A la signature du contrat, le constructeur peut réclamer le versement d’une
somme. Le montant varie :
-
Soit 3 % du prix de la construction consigné sur son compte spécial
ouvert au nom du maître de l’ouvrage si le constructeur n’est pas
titulaire de la garantie de remboursement.
-
Soit 5 % au nom du constructeur si ce dernier est titulaire de la garantie
de remboursement. La garantie de remboursement est constituée par une
caution solidaire donnée par une banque ou une assurance. Elle garantie
le remboursement de l’acompte versé à la signature si le constructeur
ne veut pas le restituer en cas de non exécution du contrat. Vous
vérifierez cette attestation.
2
- Le CCMI est conclu sous 5 conditions suspensives.
-
L’obtention du terrain par le maître de l’ouvrage.
-
L’obtention des autorisations administratives de construire.
-
L’obtention par le maître de l’ouvrage de ses prêts.
-
L’obtention par le maître de l’ouvrage d’une assurance
dommage-ouvrage.
-
L’obtention par le constructeur d’une garantie de livraison. Cette
garantie octroyée par un établissement agréé à cet effet, assure le
client de la bonne fin de la construction. Elle joue à partir de l’ouverture
du chantier en cas de défaillance du constructeur. Il vous faut vérifier
l’attestation ainsi que l’agrément du garant.
3
- En tout état de cause, le maître de l’ouvrage bénéficie d’un
délai de rétractation de 7 jours s’il renonce à sa construction. Le
délai court à partir du lendemain de la réception par le client du
contrat qui doit lui être envoyé par lettre recommandée avec demande d’avis
de réception après signature.
Évidemment
la rétractation pendant ce délai ou pour non réalisation d’une
condition suspensive entraîne le remboursement des sommes versées à la
signature.
4
- Le prix indiqué est forfaitaire et définitif. Il ne peut être
révisé que selon des modalités légales très précises.
N’oubliez
pas que le coût des travaux dont vous vous réservez l’exécution doit
figurer dans la notice descriptive, le cas échéant.
L’échelonnement
des paiements est prévu strictement par le texte. Il varie selon la
présence d’une garantie de remboursement. Mais dans tous les cas le
versement de 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement de
plomberie, de menuiserie et de chauffage est un maximum.
Le
solde de 5 % est payable à la réception des travaux ou dans un délai de
8 jours après celle-ci lorsqu’il n’y a pas eu de réserves. S’il
existe des désordres ou défauts de conformité au jour de la réception,
il faut que ceux-ci soient mentionnés sur le procès-verbal de réception
pour que le client puisse conserver (consignation) le solde de 5 %. Sachez
que vous êtes libre de vous faire assister lors de la réception par un
professionnel assuré à cet effet.
La
loi interdit de subordonner la remise des clefs au paiement intégral du
prix.
Voilà,
les notions de bases qu’un aspirant maître d’ouvrage qui signe un
CCMI avec fourniture de plan doit connaître.
Les
juristes du CIH et un thermicien (isolation, chauffage...) sont à votre
disposition pour tout autre renseignement, sur rendez-vous, au :
Centre
d’Information sur l’Habitat
1,
Place de la Porte Notre Dame
59400
Cambrai. Tél. : 03.27.81.15.83.
Centre
d’Information
sur les Droits des
Femmes
et de la Famille
Divorce
:
dernières
formalités
Le
divorce fait l’objet d’un jugement dont les deux époux doivent être
officiellement informés.
C’est
l’objet de la signification par huissier.
A
partir de cette information, chacun peut faire appel du jugement du
divorce.
Le
jugement de divorce ne devient pleinement efficace que lorsqu’il est
définitif.
Un
certificat de non appel est nécessaire pour justifier du caractère
définitif du jugement. Il est fourni par l’avocat. Ce document peut
aussi être obtenu au greffe de la Cour d’Appel.
Le
divorce modifie l’état civil des personnes.
Une
mention du divorce en marge de l’acte de mariage et de l’acte de
naissance de chacun des ex-époux doit être faite. L’officier de l’état
civil effectue la mention au vu d’un extrait du jugement qui ne comporte
que le dispositif.
Généralement,
cette formalité est accomplie par l’avocat.
Le
sort du nom
A
partir du divorce, chacun des époux reprend l’usage de son nom, sauf
exceptions :
-
en cas de divorce pour rupture de la vie commune : l’ex-épouse a le
droit de conserver l’usage du nom du mari lorsque le divorce a été
demandé par celui-ci ;
-
en cas de divorce par requête conjointe : le mari peut autoriser sa femme
à conserver son nom à lui ;
-
s’il est justifié d’un intérêt particulier pour l’ex-épouse
(généralement professionnel) ou pour ses enfants : elle pourra conserver
l’usage du nom du mari soit avec l’accord de celui-ci, soit avec l’autorisation
du juge.
Centre
d’Information sur les Droits des Femmes et de la Famille
situé
Maison des Associations au
16,
rue du 8 Mai 1945 à Cambrai
Tél.
: 03.27.78.45.69.
Permanences
du C.I.D.F.F. :
Du Lundi au
Vendredi de 13h30 à 17h30 (Vendredi 17h) - Sans rendez-vous |