Comme des
millions de Françaises et de Français, je suis choquée et déçue par l’élimination
de Lionel Jospin. Je la ressens comme une injustice.
Cette injustice
crée un vrai danger pour la démocratie.
La démagogie
de la droite et la dispersion de la gauche, ont abouti à priver - pour
195.000 voix ! - le monde du travail d’un représentant pour défendre
ses droits au deuxième tour des présidentielles.
Il n’est pas
possible que l’avenir de la France se limite à un choix entre un
candidat de droite et un candidat d’extrême-droite.
Pour des
millions de Français, pour des milliers de jeunes, de salariés et de
retraités du Cambrésis, la gauche est toujours une espérance et une
force.
Pour montrer sa
force, la gauche doit ramener à elle tous les siens, mériter leur
confiance, susciter leur mobilisation.
Pour rester une
espérance, la gauche ne doit pas seulement démontrer sa capacité à
gérer l’économie.
La gauche doit
réaffirmer ses valeurs de solidarité et le droit à la sécurité pour
tous et partout.
J’appelle la
gauche du Cambrésis à se retrouver, à se ressaisir et à se rassembler.
Le 5 mai, nous
devons nous unir pour dire non à l’extrême-droite, affirmer
notre foi dans la République, et notre attachement à sa devise de
liberté, d’égalité et de fraternité.
Les 9 et 16
juin, nous devons nous unir pour dire non à une majorité de droite
toute puissante à l’Assemblée nationale. Car l’épouvantail
de l’extrême-droite ne doit pas dissimuler un danger plus probable et
plus réel : celui de la main-mise complète de la droite sur toutes les
institutions de la République.
Les élections
législatives des 9 et 16 juin seront donc un moment important pour la
démocratie dans notre pays. Mais aussi dans le Cambrésis où la droite
détient déjà la presque totalité des postes de commande.