Marc Herbin, 29 ans, comparaît pour répondre de coups
et de blessures volontaires à l’encontre de sa conjointe, faits commis
le 19 janvier dernier à Carnières. Les faits ayant été commis au
moment où ils étaient tous les deux séparés, l’infraction a été
requalifiée en violences volontaires avec incapacité temporaire de
travail inférieure à 8 jours.
Marc Herbin et sa compagne vivaient en concubinage
depuis 97. Malgré la naissance de leur petite fille (aujourd’hui âgée
de 3 ans), le couple a commencé à connaître des difficultés d’harmonie.
Des violences portées en juin 2000 par le prévenu à l’encontre de la
mère de son enfant n’ont pas amélioré la situation. Appelé à
comparaître à l’audience du 21 novembre 2000, l’homme avait été
sanctionné à 2 mois avec sursis mise à l’épreuve de 18 mois
accompagnés de soins et à une amende de 3.000F. Suite à ce passage
correctionnel, ils avaient tous les deux décidé de reconstruire leur
couple. Mais l’entente n’est plus au rendez-vous. La jeune femme a
décidé la séparation en novembre dernier. Marc Herbin a du mal à
accepter cette décision d’autant, dit-il, qu’il en est toujours
amoureux. Il est devenu fou de rage lorsqu’il a appris l’arrivée d’un
nouvel ami dans la vie de la jeune femme. La victime dit que ce dernier l’a
prise par la gorge et qu’il lui a porté un "coup de boule" et
plusieurs gifles. Elle a en outre fait l’objet de menaces. Le certificat
médical fait état d’une journée d’incapacité totale de travail. Le
prévenu a contesté les dires de son ex-compagne en ne reconnaissant qu’une
paire de claques. Il est même allé jusqu’à dire au Président : "Je
l’ai d’ailleurs croisée le lendemain avec son ami, elle se portait
comme un charme !".
Maître Mollet qui représente la victime a constaté
que le prévenu ne reconnaissait que "les coups visibles".
Le Ministère Public a estimé que la version de la
victime était compatible avec les mentions inscrites sur le certificat
établi par un médecin.
L’avocat de la défense, Maître Eric Villain, a
plaidé pour une solution d’apaisement en reconnaissant, comme l’avait
précédemment dit son client, qu’il avait "pété les
plombs".
Marc Herbin, qui exerce la profession de pompier, devra
s’acquitter auprès du Trésor Public d’une amende de 760 Euros.